compte-rendu du Conseil d’administration RDWA du 20 mars 2012

20 03 12 | Conseil d'Administration

Voici le compte-rendu du Conseil d’administration RDWA du 20 mars 2012,  un conseil qui a rassemblé beaucoup de monde autour de la problèmatique liée à la diffusion d’une émission sur Mr. Scohy, faisant suite à une conférence dans le cadre des Rencontres Écologie Aux Quotidien.

Personnes présentes :

du conseil d’administration Luc Boussard ; Aurélie Clerc ; Colin Leuwenberg ; Ludovic Maire  ; Raymond Sanchez ; Christophe Payot ; Franck Priol ; Yves Glorian ; Izmo Moise ; Cornelia Stahl

Invités :

Francine Kubiak ; Pascal Grison ; Juliette Pinault ; Sylvie Roussel ; Serge Selie ; Gwen Augereau ; Martial Pavot ; Emmanuelle Vacher ; Françoise Ritz ; Olivier De Sépibus ; Louis Bertrand ; Baptiste Lefort ; Caroline Fontana ; Jean-Christophe Ozanne (pardon pour les personnes manquantes)

Ancre

Première partie rédigée par Yves

Début de séance à 18h10

 

A propos de du Dr Scohy.  Rappel des faits.

 

Lors des Rencontres de l’Écologie au Quotidien 2012 , Colin et Aurélie étaient présents à la conférence du Dr Scohy,

Cette Conférence les a choqué et ils l’ ont enregistré. A la suite de quoi, Colin a proposé à Baptiste et Louis de monter une émission, ils acceptent sous la condition de la part de Louis de ne pas porter préjudice à la semaine de l’écologie. Colin et Aurélie ont contacté Claude Veyret et Anne Tesson pour leur donner l’occasion d’un droit de réponse. CV et AT appellent Louis et Baptiste pour leur signifier une intention agressive et malhonnête de la part de Colin, Ils acceptent toutefois de rencontrer Colin et Lilee la condition d’avoir une copie des bandes intégrales afin de voir ce qu’il en retourne car ils étaient absent.  Colin refuse, mais après réflexion et sur l’insistance de Louis et Baptiste, invite CV et AT dans les locaux de RDWA pour une écoute. Baptiste souhaite retarder la diffusion tant que les bandes ne sont pas écoutées et s’engage à transmettre les bandes ; soupçons de C.V et A.T de collusion avec le P.C., y voient un traquenard. Aurélie, sollicitée, refuse de transmettre les documents sans l’aval de Colin.

Louis, Baptiste, Luc et Franck envisagent une sanction à l’encontre de Colin car ce refus de collaborer pourrait corroborer l’accusation de EAQ de complot et de malveillance. En aucun cas, il est question de censurer un sujet, très légitime mais plutot un comportement. Luc Boussard estime que si les bandes ne sont pas transmises aux intéressés et se défendant d’agir seul, demande un C.A. pour demander l’exclusion de Colin de la radio. Des rumeurs de censure planent concernant l’émission. Colin menace de mesures de rétorsion à l’encontre de Rdwa avant de se rétracter. M. Sanchez exige sa diffusion. Cet avis n’est pas la raison pour laquelle finalement l’émission est diffusée.

Luc Boussard reconnaît avoir réagit avec emportement et ne disposait pas de toutes les informations pour considérer l’exclusion de Colin.

Francine fait remarquer l’absence de l’intéressé.

Ludo demande si l’accès des bandes à tous demandeurs est une pratique courante pour savoir de quoi répondre. Il estime que chacun a usé de sa responsabilité pour prendre des décisions , mais en dehors de toute concertation avec le CA.

Baptiste reconnaît son tort de ne pas s’être référé au CA lorsqu’il était évident que l’affaire dérapait.

Aurélie demande pourquoi donner les bandes.

Colin  motive son refus de transmettre les bandes en raison d’une pression grandissante et déplore le mépris exprimé vis à vis de son frère, Philippe Leuwenberg, dont la rumeur propageait une action contre EAQ, nonobstant en rien mêlé à l’émission.

Christophe donne à lire la charte.

M. Sanchez est intervenu pour la diffusion sans délai suite à un appel de ses  » Renseignements Généraux ». Il estime que la conférence était publique et donc que les enregistrements sont accessibles à tous. Il rappele que Rdwa ést indépendant et apolitique. Par ailleurs Il félicite Louis et baptiste du travail accompli.

Olivier reconnaît la valeur journalistique de l’émission et n’accepte pas de remise des documents à tous demandeurs, quelque soit le prétexte. Il félicite la qualité du travail et met en garde l’équipe à toute dérive à l’encontre de la liberté d’expression.

Franck souligne la prudence nécessaire à avoir sur le droit à de parole et de leur diffusion. peut on tout dire ?

Louis soulève la problématique du microcosme Diois, et et met en avant les notions de bienveillance et de collaboration, qu’il ne trouve pas dans la démarche de Colin..

Emmanuelle estime qu’il n’y aurait eu aucun conflit si le le CA avait été sollicité.

Aurélie s’était rendue à cette conférence par conviction et avait demandé aux organisateurs de la Semaine de l’Écologie de clarifier leur responsabilité. Elle ne veut être aucunement mêlée à des conflits antérieurs.

Louis regrette l’utilisation de la radio pour des règlements de comptes personnels. Surtout dans la deuxième émission.

Baptiste rappelle que la seule instance auquel il doit des comptes est le CSA, Il estime avoir pris la bonne décision car en tant que responsable de l’antenne, il estime  en avoir les pouvoirs. Il pose la question : qui avait la légitimité de prendre une décision.

Olivier propose une prise de connaissance par une lecture de la charte, de tous les producteurs d’émissions.

Louis et Baptiste pensent que le CA doit être consulté pour régler toute éventualité de conflit due à une émission.

Baptiste se demande à quel moment peut-on considérer ce genre de cas. Qu’en est -il de la propriété intellectuelle ? Doit -on revoir le statut de la charte ?

Cornélia pense à la nécessité d’un cadre et propose une commission pour complémenter la charte.

Il est conclu qu’il faut relativiser ce problème une partie de l’assemblée mettant en avant une manipulation de EAQ qui ont été les premiers en prononçant les mots de complot et de malveillance a donner corps à cette possibilité.

Baptiste fait remarquer l’affluence record de l’assistance et souhaite à toute les personnes présentes de ne pas être uniquement là par simple curiosité.

Séance suspendue à 19h55 pour réintégrer les locaux de Rdwa.

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Suite du compte rendu du CA relayé par Franck.

Le débat à été long et passionné, aussi il s’agit plus ici d’un résumé synthétique des éléments partagés. En effet les idées partaient dans tous les sens, souvent contradictoires, fatigue oblige.

Plusieurs éléments déterminants sont débattus, donnant naissance à un ensemble de questionnements logiques :

Qui dispose de la propriété intellectuelle des émissions produites par les contributeurs bénévoles ?

Est-ce la radio ou les contributeurs ?

La radio est-elle alors juste un support de diffusion ?

Qui porte donc la responsabilité juridique en cas de litiges ?

Si ce sont les contributeurs, il est peut-être nécessaire d’abonder la charte par un contrat qui précise leur responsabilité ?

La totalité des présents est d’accord pour dire que la volonté et la finalité de la radio c’est de diffuser.

Beaucoup vont donc dans le sens qu’il ne faut pas censurer.

Faut-il alors se doter d’une instance de régulation de la programmation ?

Plusieurs possibilités sont proposées par les présents :

Créer un comité d’écoute.

Créer une commission de gestion des conflits

Créer un comité de rédaction.

Créer un conseil consultatif

Plusieurs sont gênés par l’empilage de commission et expriment leurs inquiétudes tant sur le côté usine à gaz, que sur le risque de perdre la vision première de la radio qui reste de mettre à la disposition des citoyens un média libre et indépendant au sein duquel ils puissent trouver l’opportunité de produire et de s’exprimer.

Il est rappelé aussi que très peu de contributeurs ont signé la charte, alors quelle est aujourd’hui le seul élément d’engagement entre les contributeurs et la radio.

Il est aussi posé la question de savoir dans quelle mesure consulter le conseil d’administration si on rencontre un problème de programmation, et comment définir qu’il y a un problème de programmation, et qui le met en évidence ?

Baptiste rappelle à cet effet que légalement notre seule instance de censure ou de régulation est le CSA.

Vient ensuite la question de la nécessité ou pas d’un règlement intérieur qui viendrait en complément de la charte, notamment pour les questions de fonctionnement interne (usage des locaux, gestion des conflits, usage du studio, …).

Puis se posent les questions du rôle des différentes instances de la radio ?

Quels sont les attributions fonctions et pouvoirs du CA, du bureau, des salariés, des contributeurs, des adhérents ?

Le responsable de la programmation doit-il être seul ou assisté de quelques personnes ?

 

Puis vient enfin la question de la nécessité de poser un cadre clair dans les relations avec nos partenaires ou avec les autres structures locales, ceci afin d’éviter des problématiques du type de celle que nous avons rencontré.

 

Ce sont ces questions qui sont proposées au débat du prochain CA.

 

La radio est jeune et il est logique qu’elle ait besoin de se structurer autour de ces sujets, mais ceci sans perdre sa vision première, ni sans venir en contradiction de son objet et de sa charte, et tout en conservant un mode de gouvernance qui fait sa force, son équilibre, et aussi sans doute sa singularité dans l’addition de sensibilités différentes et très complémentaires.

 

Ce sont des sujets compliqués, qu’après un long premier débat (plus de trois heures) il est proposé d’aborder à nouveau lors de notre prochaine réunion.

 

A cet effet, il est proposé quelques pistes de réflexions à débattre, enrichir et corriger, afin de mieux structurer notre construction. Les propositions à réfléchir seront jointes à l’ordre du jour du prochain CA.