Jardins d’Utopie

6 12 13 | Interview

Les Jardins d’Utopies sont gravement menacés.
Sabine, Fab & Arthur nous parlent la vie du jardin, des menaces, avec une analyse de la tendance actuelle de récupération des jardins urbains par le système…
Brève présentation:
Sept ans, c’est le temps que Brad Pitt a passé au Tibet, mais c’est aussi l’âge des Jardins d’Utopie. Depuis l’occupation de la galerie des Amphi occasionnée par le mouvement contre le « CPE » en 2006, ce potager grandit, se dédouble en deux parcelles squattées devant la bibliothèque de Lettres et derrière les bâtiments administratifs de la fac. A l’origine, une idée folle : celle de l’autonomie alimentaire, d’une agriculture vivrière sans pesticides ni engrais chimiques. Épine dans le pied de l’ancien directeur de l’UPMF A.Spalanzani, les jardins sont maintes fois menacés de destruction et sauvés par la lutte collective. En 2008 un campement déterminé protège les cultures. Motif du projet (finalement avorté) de tout ratiboiser : les germes de l’opération Campus. Grenoble, devenue une fac à vocation internationale, ne peut alors plus tolérer le moindre épi de travers pour cause de visites ministérielles probables. Au fil des ans, les têtes changent, des liens de solidarités se tissent. On y voit fréquemment des étudiant-e-s comme de non-étudiant-e-s semer et récolter des graines d’autogestion. Les débats y sont techniques (que faire avec les limaces…), et souvent politiques (entre la praxis situationniste et une vision plus matérialiste). On y passe du bon temps et l’on s’y retrouve volontiers pour grignoter, voire cuisiner les fruits d’un travail sans salaire, sans ordres et sans bureaucratie. On y trouve parfois des vocations et souvent des camarades.

durée: 47’27 »
musique: Punk remix ; Parodie féministe de Blue Red Lines de Robin Tuckle