Les Collectives veillent !

19 11 14 | Interview

Les Collectives veillent, accueillent et orientent les femmes Dioises lorsqu’elles expriment le besoin d’être entendues et de s’y retrouver dans le panel de réponses locales.
Elles organisent des actions visibles et régulières, au plus près des personnes sur le territoire DIOIS, afin de sensibiliser les partenaires, les habitants et les habitantes.
Elles restent vigilantes et favorisent le partage des vécus, de connaissances et d’expériences.
Ce mouvement est né du besoin d’intervenir en milieu scolaire pour développer le respect et l’égalité, et, ainsi, prévenir les risques de violences faites aux femmes.
L’objectif principal de ce collectif reste de promouvoir l’égalité et le respect. Il se manifeste par la volonté de mettre en place et garantir, sur le Diois, un lieu d’échanges, de paroles, d’accueil bienveillant, et de veille quant aux situations vécues par les femmes

Contacts et informations à l’ESCDD : 04 75 22 20 45 /  collectivesdie@gmail.com

Date : 17.11.14
Lieu : Studio RDWA
Durée : 40’11 »
Réalisation : Louis XXI
Ambiance Musicale : Coopération par Colette Magny  (Mellocoton, 1965)
 

Un accueil :
Permanences et Réception sur RV à l’ESCDD

  • Une présence :

Physique, téléphonique et une adresse mail

  • Une écoute :

Une écoute bienveillante afin de passer le relais aux professionnel(le)s en charge des questions de santés, de famille, de sécurité sur le territoire du Diois et dans le département

  • Un soutien :

Une empathie et une disponibilité pour permettre aux femmes de sortir de l’isolement, dans l’attente du traitement de leurs demandes.

  • Un relais :

Les collectives font l’interface entre les différents intervenants et assurent être une veille pour les sollicitations des femmes.

  • Un échange :

Participation à des actions, formations, colloques et organisation d’évènements autour d’une date, d’un livre, d’un sujet, d’activités culturelles et artistiques : 8 mars, 25 novembre, égalité, « apéros femme »…

  • Des évènements :

A l’occasion des journées internationales des femmes le 8 mars et pour l’élimination des violences faites aux femmes le 25 novembre, mais aussi des actions ponctuelles.
 
En 2014, les collectives ont organisé ou sont intervenues dans l’organisation et la concrétisation de temps forts dans le Diois concernant l’égalité et les questions de genre.
8 mars : Récolte de paroles de femmes sur le marché et lecture à l’ESCDD.
Quinzaine de l’égalité : Le triptyque des fées rosses, théâtre déclencheur les 10, 11 et 12 octobre, ateliers de bricolage pour les femmes
25 novembre :
Lundi 24 Novembre à l’ESCDD : Réunion échanges sur le thème des violences conjugales
Mercredi 26 Novembre 2014 : PATCHWORK collectif et échanges sur  Les violences « ordinaires » faites aux femmes.
Du 24 au 30 novembre : Une exposition permanente sur les violences à l’ESC

 

Déclaration des « collectives » prononcée à Die en novembre 2011

 
« Un nom au féminin Pluriel. Féminin : parce que chacune d’entre nous est concernée depuis
longtemps, parce que vivent les femmes ici et ailleurs, hier, aujourd’hui et demain. Nous-mêmes, nos
filles, nos soeurs, nos mères et grands-mères, nos amies, nos soeurs de coeur…
Il y a eu les mouvements féministes et nous sommes héritières de leurs luttes qui ont ouvert des
chemins de liberté. Nous restons éveillées car si nous ouvrons les yeux, nous voyons des femmes qui
subissent toutes sortes de violences (violences sur leur corps, violences morales, violences sociales,
violences conjugales…)… Nous voyons des femmes qui ne gagnent pas autant que leurs homologues
hommes malgré des qualifications et compétences égales. Nous voyons des femmes épuisées qui
essaient d’allier vie de famille, travail, vie personnelle. Nous voyons des petites filles à qui on apprend
à rester soumises et sages… Nous voyons des jeunes n’avoir comme éducation sexuelle que des films
porno. Une conviction nous est commune : c’est ensemble qu’on peut avancer et parfois même
déplacer des obstacles. C’est la magie et la force d’un groupe qui met en commun ses énergies, ses
rêves, ses convictions… Pluriel : nous tenons à ce pluriel qui nous soutient et nous entraîne, ce qui
nous motive c’est d’ouvrir ensemble des voies pour sortir des isolements. Un féminin à conjuguer avec
le masculin singulier et pluriel ! On va faire de gros progrès en grammaire c’est sûr ! Mais c’est surtout
dans nos relations hommes femmes que nous voulons plus égalitaires, plus heureuses, plus
harmonieuses. Ainsi nous nous réunissons, nous parlons, nous imaginons, nous agissons là où nous
sommes… »

 
des femmes dans le Diois à l’écoute des femmes de toutes les générations.
Des actions régulières pour des lendemains égalitaires Une conscience, une vigilance et une présence
dans le Diois

 
L’Evolution de la situation et des droits des Femmes au travers du temps et évolution des notions de violences dans le couple

 
· Dans l’ancien droit, époque où les règles orales ont été systématiquement rédigées (16, 17 et 18ème siècles),
l’épouse devait obéissance et respect à son mari qui avait sur elle un droit de correction.
· L’époux ne pouvait être poursuivi pour de simples coups donnés à sa femme.
· Les codes napoléoniens de 1804 et 1810 ne font aucune allusion aux problèmes de violences conjugales, mais
ils placent toutefois la femme mariée dans la complète dépendance de son mari à qui elle doit obéissance et
avec lequel elle doit cohabiter, le suivre partout où il voudra établir son domicile. Mariée, l’épouse devient une
véritable mineure.
· Depuis les lois de 1992, la qualité de conjoint ou de concubin de la victime constitue une circonstance
aggravante « des atteintes volontaires à l’intégrité de la personne. » En juin 2000 et septembre 2002, des lois
interviennent pour protéger les droits des victimes. Loi 2006 : poursuite possible du vol commis entre époux,
viol ou agression sexuelles imposées à la victime quelle que soit la nature des relations existant entre eux y
compris lorsqu’ils sont unis par les liens du mariage : « le principe de la présomption de consentement ne vaut
que jusqu’à preuve du contraire ».
· La Loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance a prévu l’alourdissement des peines
applicables aux auteurs de violences conjugales qui pourront également être condamnés à un suivi sociojudiciaire.
La loi du 9 Juillet 2010 relative aux violences faites spécifiquement aux femmes au sein des
couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants prévoit le délit de violences psychologiques et de
harcèlement au sein du couple et l’ordonnance de protection. Complétée par une loi permettant l’éviction du
conjoint violent, et,enfin, le 6 août 2012 une nouvelle loi relative au harcèlement sexuel.

 

Déclaration de la Marche Mondiale des Femmes d’Europe
10 – 11 – 12 octobre à San Sébastian – Pays Basque
Solidarité avec les femmes kurdes en lutte !
Nous, 60 femmes de 18 pays d’Europe réunies à Donastia au Pays Basque à l’occasion de la Coordination européenne de la Marche Mondiale des Femmes, nous saluons la résistance des femmes kurdes de Kobane (Rojava), à la frontière de la Turquie et de la Syrie, où se développent entre Kurdes, Syriens, Arméniens, Yesidis, Arabes et Chechens des alternatives concrètes au système capitaliste, colonial et patriarcal dans une coexistence pacifique entre plusieurs religions et dans le respect d’un partage démocratique du leadership à tous les niveaux. Ce modèle alternatif est défendu par la résistance courageuse du YPG (Unités de Protection du Peuple) et YPJ (composé par les femmes).
Nous condamnons la violation des droits des femmes et des droits humains fondamentaux, ainsi que toutes les formes de fondamentalisme – religieux, ethniques ou politiques. Nous dénonçons l’augmentation des alliances avec les secteurs ultraconservateurs, y compris le fondamentalisme religieux, qui présentent le renforcement du modèle capitaliste et patriarcal comme une ’’solution à la crise’’.
Nous continuons notre lutte dans les régions en conflit pour en finir avec la violence et l’esclavage des femmes, utilisés comme instruments de guerre. Nous construisons un autre monde d’où sont éliminées toutes les formes de domination, d’exploitation et d’exclusion d’une personne par une autre, d’un groupe par un autre, d’une minorité par la majorité, d’une nation par une autre.
Face aux récentes attaques contre les alternatives et contre les droits des femmes, nous avons décidé de lancer la 4ème action internationale de la Marche Mondiale des Femmes le 8 mars 2015 au Kurdistan avec l’objectif de soutenir les femmes kurdes dans leur lutte pour l’autonomie et l’auto-détermination de leurs corps et territoires.
Nous lançons un appel à toutes les femmes du monde pour participer à la Caravane féministe européenne, afin de renforcer et rendre visible la résistance et les alternatives portées par les femmes.
Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche !